lundi 23 avril 2012

Western Australia, la suite


Salut!
 
 Ces derniers jours, nous sommes descendus le long de la côte ouest de l’Australie. Cette région est incroyablement immense et magnifique. En partant de Broome, nous sommes allés jusqu’au parc national Karijini dont on nous a beaucoup parlé. On y a trouvé de très jolies gorges, profondes, larges et colorées. C’était sympa de rouler sur des chemins non goudronnés mais praticables quand même sans 4/4. Par contre, la température de l’eau nous a fait tout drôle : à peu près la même que celle des rivières françaises, on n’était plus habitués !



Agathe au point de rencontre des quatre grandes gorges du Karijini National Park







Ensuite, direction la petite ville d’Exmouth, en bord de mer. Nous y avons fait du snorkeling (masque et tuba) mémorable. En parlant de mémorable, en pleine plongée, je relève la tête pour voir si Agathe est toujours dans les parages. Quand je la trouve, je la vois en plein sprint, de l’écume volant à la surface, en train de palmer si vite vers le bord que je me doute que quelque chose est arrivé. Je reviens la voir, assez rapidement, et elle me raconte ce qui l’a fait fuir. Vous vous en doutez, ce n’était pas une étoile de mer, mais un requin ! Apparemment, il était assez grand, environ deux mètres de long, mais il n’a rien fait à par la regarder et continuer sa route tranquillement. Ouf ! C’était assez flippant parce qu’on était seuls. Les plages sont tellement vastes et il y a si peu de monde qu’il est dur de trouver d’autres personnes dans l’eau pour se rassurer.











A Coral Bay, autre endroit paradisiaque du pays, nous avons encore plongé mais sans rencontrer autre chose que des poissons inoffensifs et quelques raies sous le sable. 




Les celebres Stromatolites de Shark Bay



Dernière escale : le Pinnacle desert, totalement original. Sur un espace assez réduit, le sable est jaune couleur curry, cela jure par rapport aux dunes de sable blanc des alentours. Mais le mieux reste ce que l’on trouve sur ce sable jaune : des centaines et des centaines de petits rochers, plus ou moins grand, comme une famille, certains rond, d’autres longs et fins, ou encore larges et plats sur le dessus. On se croirait dans un paysage inventé. C’est génial d’être au milieu d’un truc pareil.
 






Nous sommes maintenant à Perth, en train d’essayer de vendre notre voiture. Nos planches de surf sont parties comme des petits pains en un jour, mais Mrs Robinson est plus difficile à refourguer. En attendant, on a retrouvé Caroline et sa famille, qui nous avait hébergés en septembre dernier après notre travail à la ferme de Chidlow. On est encore une fois super bien accueilli, et très contents de partager notre voyage avec eux.

Notre boucle autour du sixième plus vaste pays de la planete est maintenant terminée (voir la carte dans la partie itinéraire). Dès que notre voiture est vendue, on prend nos billets d’avion pour l’Indonésie ! (Flavie, on va suivre tes conseils sur les bons coins à visiter là-bas).

A bientôt pour de nouvelles aventures !


 

lundi 16 avril 2012

Northern Territory et le nord du Western Australia

Coucou,
Après de nouvelles mésaventures mécaniques avec Mrs Robinson, il se trouve qu’on en est à notre cinquième mécanicien depuis le début de l’Australie, et on a compté un total de 750$ pour ce qui est des réparations, vidanges, courroies, pneus neufs, filtre à essence, câble électriques et autres faits divers. On s’est aussi rendu compte qu’on n’avait pas du tout prévu un budget « casse » parce que pour nous, les pannes, ça n’arrive qu’aux autres…


Donc maintenant, avec le compte en banque au régime, on se dirige vers le sud, par la côte ouest du pays. Mais avant d’en arriver là, on est passé par les territoires du nord… C’est une région magnifique mais qui possède certains inconvénients : d’abord la chaleur, insoutenable pour nos conditions de camping (la température la nuit ne descend rarement en dessous de 30°C), ensuite les moustiques qui nous dévorent sans arrêt (on pense avoir une peau incroyablement goûtue) et enfin les sales bestioles que l’on rencontre font qu’on a écourté notre passage dans cette région.

On voyait en moyenne cinq serpents par jour, le plus souvent sur la route, longs, noirs, moches, en train de traverser sous nos roues. Ensuite, les crocodiles (on n’en a pas vu) rendent la baignade interdite en mer et limitent les baignades en rivière dans les parcs nationaux (toujours demander aux Rangers si l’endroit est sécurisé). C’est peut être aussi par nos pannes répétitives qu’on s’est trouvé agacés et qu’on a roulé vers la côte ouest.


On a visité trois parcs nationaux dans lesquels on a pu se baigner, se balader et voir de supers paysages. Au final, c’est le Kakadu National Parc, le plus connu et le seul payant, qu’on a trouvé moins beau que les autres (sûrement dû au fait que sans 4/4, on ne pouvait pas s’aventurer très loin). Les gorges du Nitmiluk National park étaient superbes, et les chutes d’eau de Litchfield nous ont beaucoup plu. Sur ce territoire, les roches sont de couleur orange, beige et rouge parfois. Selon le moment de la journée, elles offrent des teintes aux paysages qui semblent sortir d’une autre planète. Malheureusement, nos petits appareils photos numériques ne rendent pas tout ce que l’on voit, et on regrette de ne pas avoir investi dans un appareil photo reflex (mais il aurait fallu apprendre à s’en servir !).




Nitmiluk National Park

Nitmiluk National Park

Nitmiluk National Park

Nitmiluk National Park


Nitmiluk National Park

Kakadu National Park

Kakadu National Park

Kakadu National Park

Litchfield National Park

Litchfield National Park

Litchfield National Park

Litchfield National Park


Broome est une petite ville du bord mer qui possède une plage de sable blanc gigantesque, son eau est turquoise et certaines de ses dunes sont en terre rouge. C’est magnifique, mais après les Withsundays, ça reste moins impressionnant. D’ailleurs, on a décrété que celui qui est venu en Australie sans voir les Withsundays sous le ciel bleu a loupé l’Australie.

Ah oui, aussi, on est content de pouvoir à nouveau contempler les couchers de soleil sur la mer. Par contre, à cette période de l’année, il fait nuit à 18h et le soleil se lève à 5h30 le matin ! Ça va nous faire bizarre de se coucher au rythme français en rentrant, parce que là on se couche plus tôt que les poules !

A bientot!

Broome

Apres des semaines et des semaines de boites de conserves en guise de repas du soir...

Broome

Broome

Broome

dimanche 8 avril 2012

Les Whitsundays Islands et notre traversée du désert :


Salut !

La semaine dernière, nous sommes allés voir les Whitsundays Islands en bateau pour la journée, en partant d’Airlie beach. C’était tout simplement incroyable. Ça reste à ce jour la plus belle chose que l’on ait vu depuis qu’on est en Australie. C’est un véritable paradis terrestre : les plages ont le sable le plus blanc du monde, l’eau est translucide et le simple fait d’être là à regarder ce spectacle naturel et inhabité donne presque envie de se transformer en tortue pour avoir ces îles comme maison.

Whitheaven beach






Lala et Po des Teletubbies vous passent le bonjour! (combinaison anti-meduses pour la baignade!)




Notre petit plaisir tropical.


On a fait beaucoup de route depuis. On poste ce message depuis le territoire du nord de l’Australie, après avoir avalé une quantité incalculable de kilomètres au milieu de nulle part.  Mais tout ne s’est pas passé comme prévu, il fait qu’on vous raconte notre traversée du désert…

Commençons par le mot désert, qui ne m’a jamais inspiré du bon. Désert me rappelle mes cours de géographie, il se trouvait toujours dans les mêmes phrases que les mots aride, chaleur, vaste étendue, sécheresse, aucune population… J’ai toujours eu peur de tomber en panne au beau milieu du désert. C’était ma hantise, et ce depuis la France. Quand je pensais au fait d’acheter une voiture d’occasion, ça ne m’inspirais rien de bon de ne rien connaître en mécanique.

On avait planifié de traverser le désert en trois jours, en roulant en moyenne dix heures par jour, sans trainer. Notre première journée s’est bien passée. Les paysages sont jolis, mais la chaleur est incroyablement forte ! On boit d’énormes quantités d’eau (chaude, bien sûr), et on a l’impression que l’eau engloutie se transforme instantanément en sueur entre le dos et le dossier du siège. Oui, parce que Mrs Robinson, notre voiture, est une vieille peau. L’air frais de l’air conditionné n’a pas soufflé chez elle depuis son adolescence, avant sa première vidange. Depuis, c’est « fenêtres grandes ouvertes », coups de soleil sur les bras, et air chaud et sec dans l’habitacle. Respirez une fois par la bouche et c’est foutu ! Il  faudra alors boire une nouvelle gorgée d’eau chaude pour être capable d’avaler sa salive.

La deuxième journée se déroule sous le même format, jusqu' au moment de se garer pour dormir, où un sale bruit venant du moteur nous inquiète. Par chance, on se trouvait près d’une ville. Le lendemain matin, on se retrouve chez un mécano, qui nous change nos deux courroies qui avaient largement fait leur temps. Ouf !

C’est donc parti pour la troisième journée de route. On s’en sortait bien, entre coups de soleil et gorgées d’eau chaude, quand des secousses de la voiture nous forcent à nous arrêter.
On est tombé en panne au milieu de rien, une heure avant la tombée de la nuit, et ce, la veille de quatre jours fériés pour les fêtes de Pâques. On ouvre le capot : rien de bien visible pour des connaisseurs comme nous. On arrête la première voiture qu’on croise (une chance car il n’y en a pas beaucoup). Le mec regarde aussi mais n’y connaît rien. Comme la voiture démarre quand même, il nous conseille de faire 55 km en arrière en roulant doucement pour passer la nuit dans un de ces « bleds » que l’on trouve tous les 300km, avec un motel et une station essence. Sûrement que quelqu’un pourra nous aider là-bas.

Sur place, pas de mécanicien. Le gérant de la station service est sympa et veux bien regarder s’il trouve quelque chose de louche. Nous on flippe grave car il nous a dis le prix que coûte un remorquage, et le fait d’attendre les quatre jours fériés à cet endroit est totalement déprimant. (en parlant de remorquage , on trouve dans le désert une quantité énorme de 4x4 et voitures abandonnées car leur remorquage coûterait plus cher que le prix de la voiture…)

D’après lui, le moteur va bien. Il se propose de jeter un coup d’œil le lendemain matin, à la lumière du jour. Il faut dire que notre problème est assez bizarre : quand on accélère jusqu’à 40km/h, tout vas bien. Par contre, au-delà, on ressent des grosses secousses complètement anormales à l’intérieur de la voiture.

Le lendemain, il essaye Mrs Robinson et ressent les mêmes secousses qu’on lui a décrites, mais apparemment au-delà de 80km/h, il n’y en a plus. Il nous reste 1600km jusqu’à Darwin. C’est trop risqué d’après lui d’y aller direct, il nous conseille de faire un petit détour vers une ville où on peut trouver un mécano. On prend donc la route, et on arrive dans une sorte de ville-fantôme au milieu des cailloux. J’imagine qu’en temps normal, cette ville ne doit pas être très vaillante, mais pendant les jours fériés, c’est terriblement mort.

C’est alors que nous viens l’idée lumineuse de prendre la route pour Darwin et ses 1600km de distance (on l’admet , on est pas très patients…). Les secousses sont toujours là, mais qu’importe, autant avancer plutôt que de rester coincé dans ce trou à rats.

Et c’est tout naturellement qu’au bout de 450km environ, toujours au milieu de nulle part, mais à un autre endroit que la veille, qu’un gros « PAF ! » nous alarme. On s’arrête direct sur le bas côté avec la peur de voir notre pot d’échappement trainer au milieu de la route. Ouf, heureusement, ce n’est que notre pneu arrière qui a éclaté.
Ces secousses étaient en fait dues à une partie du pneu qui s’est gondolé, surement à cause de la chaleur, sur le flan intérieur. Normal qu’on ait rien vu ! (on n’avait pas pensé à baisser la pression des pneus avant d’arriver dans le désert).

On arrête à nouveau le premier 4/4 qui passe parce que bien sûr, on n’a pas tous les outils pour changer la roue (toujours vérifier si son Crick marche quand on achète sa voiture). Une fois que le gentil australien nous a aidé à mettre notre roue de secours, il nous conseille de rouler doucement jusqu’au prochain bled car cette dernière a aussi une bosse d’air, comme une bulle, mais qui n’a pas encore éclatée. C’est ainsi qu’on se retrouve à rouler à 40km/h, sur un goudron brûlant, avec la sensation de marcher sur des œufs tellement on craint de faire éclater notre dernière chance d’arriver jusqu’à un mécanicien.

Mission réussie, on a une nouvelle roue et on reprend la route, et ce jusqu’à destination !

Sinon, on a termine le montage de notre deuxieme video mais on ne trouve pas de connexion assez puissante pour la charger sur internet. On la postera des que possible!

A + !