mardi 29 mai 2012

Hati-Hati



Salut!

On continue nos vacances à Bali. Voici d'autres photos de notre périple:



Les rizières




Notre routine tourne toujours: on marchande chaque nos chambres d’hôtels avec petit déjeuner, on se balade, on visite, on fait du scoot, du surf et la bronzette… enfin bref, c’est pas tous les jours facile. On s’est acheté des petits souvenirs en bois. On a remarqué que dans certains endroits touristiques, les balinais ne font plus aucun effort pour négocier les prix. C’est à croire que les touristes achètent au prix qu’on leur dit (qui est certes pas cher pour notre pouvoir d’achat mais qui est aberrant pour l’île).


Snorkeling à Tulamben, lieu connu pour son épave

Max devant l'épave

Agathe

Le petit village d'Amed

Une station d'essence balinaise

Et voilà comment on fait le plein!

 
On va manger dans des « Warung ». Ce sont comme des restaurants, mais en plus petits et ils n’ont pas de taxes. On aime bien choisir les plus craignos, dans les petites ruelles. C’est signe de bonne bouffe. Bon il ne faut pas regarder l’état de la cuisine, ni les petites fourmis sur les tâches de la nappe, mais on y mange très bien, et pour rien du tout.



Un bébé Orang-outan domestiqué

Notre petite balade à dos d'éléphant




Agathe au volant du scooter... aie aie aie

Sanur

Départ pour l'île Lembongan dans un bateau rustique...

... on a bien dit rustique.

Elle est dure la vie

Quelques maisons des habitants de Lembongan, avec des algues qui sèchent pour être vendues (cosmétiques, nourriture...)

Notre Harley-Davidson!

Quelques bateaux de pêche


Cet endroit s'appelle Blue Lagoon, il mérite bien son nom!

Une des nombreuses belles plages de Lembongan

Une vache balinaise: Max en est tombé amoureux... bon c'est vrai qu'elles sont plus mignonnes que nos grosses vaches françaises.



L’île Gili Air nous a beaucoup plus, mais on n’a pas eu beaucoup de chance avec le temps (gros orages). Cette île minuscule est interdite aux engins motorisés, ça donne un côté paisible comparé à Bali et sa circulation horrible. On s’y déplace à cheval, à pieds ou à vélo. C’est très reposant. On s’y est payé une plongé: on a vu un serpent de mer, venimeux d’après le mono, puis quelques poissons qu’on n’avait encore jamais vu. C'était trop bien!

Tortue lors d'une baignade sur l'île Gili Air


 à bientôt !

jeudi 24 mai 2012

Bali






Après quelques semaines passées sur l’île, on s’habitue au dépaysement total qu’on est en train de vivre. Passer de l’Australie, 6ème plus vaste pays du monde, avec très peu d’habitants au kilomètre carré, à la petite île de Bali surpeuplée, ça change ! Fini les grandes routes larges, les grands espaces et le calme. A Bali, ça vit, ça remue, ça court dans tous les sens, sans arrêt.

Max en train de surfer à Kuta

Les méchants singes d'Ulu-watu, qui ont mordu le talon d'Agathe pour lui piquer sa tongue... qu'on a récupéré!

Le temple d'Ulu-Watu

Vue depuis le temple


Dès le premier jour, et encore aujourd’hui, on hallucine sur la circulation balinaise. Ici le scooter et la mobylette sont rois. Pour comprendre comment ça marche, il suffit simplement d’oublier tout ce que l’on sait de notre vieux code de la route. A partir de là, on ne peut que s’étonner : « Ah, on peut rouler à quatre sur un scooter, en portant des enfants dans les bras ? », « Tiens, une petite fille de 9/10 ans conduit en portant son petit frère de 5 ans à l’arrière, pieds nus et sans casque ! », « ça alors, il traîne un palmier depuis son scooter (le tronc sur l’épaule, le reste qui traîne par terre) », ou encore « Quoi ?! cette maman conduit avec un panier de fruits en équilibre sur la tête ! ».


Il faut porter un "sarong" dans les temples, par respect pour la religion hindou

Temple d'Ulu-watu


Oh les beaux sarongs

La plage d'Ulu-watu, un des meilleurs spots de surf au monde

Plage d'Ulu-watu

Les balinais sont des gens très sympathiques et souriants. Même si l’île de Bali s’en sort bien comparé aux autres îles de l’Indonésie grâce au tourisme, la pauvreté reste bien présente. Du coup, être un blanc occidental ici c’est être vu comme un porte-monnaie. Du matin jusqu’au soir, on est sollicités : « Massages ? », « Motorbike for rent ? », « Sarong ? Sunglasses ? », « Transport ? », « Good price, very cheap my friend ! »,… On repète à longueur de journée « No, thank you » mais certaines fois, cela ressemble à du harcèlement : quand le vendeur de tel truc nous suit dans la rue alors qu’on a dit « no, thank you » ou qu’un vendeur ambulant vient nous prendre le bras pour nous montrer qu’il a des choses à vendre et qu’il reste là, planté, alors que ça fait 5 fois qu’on lui dit non…Ce rapport à l’argent n’est pas toujours facile.


Un repas typique balinais... Miam!

Bedugul

Bedugul

Bedugul

Le transport des chochons (vivants) à Bali... mais pour quoi faire? Attendez un peu!



Concernant le voyage, après notre arrivée, nous avons loué un scooter pour une dizaine de jours afin de faire le tour de l’île. Bali n’est pas touristique pour rien : on peut autant faire bronzette et se reposer dans des plages paradisiaques que bourlinguer et visiter les temples hindou, contempler les rizières verdoyantes, faire de la plongée, du surf, escalader un volcan,… L’île est petite mais extrêmement diversifiée en paysages.

Le mont Batur

Le lac Batur
Besakih, le plus grand temple Hindou de Bali
Besakih

Besakih

Et voilà où ils arrivent, pour faire du délicieux "Babi-guling" (cochon-grillé)

La nourriture locale est très bonne, qui a dit qu’on perdait du poids en Asie ?! Pas pour nous en tous cas !!
Sinon, petite anecdote par rapport aux Balinais, ils s’appellent quasiment tous pareil ! Qu’on vous explique, il n’y a grosso modo que quatre prénoms quelque soit le sexe du bébé : Wayan, Made, Nyoman et Ketut. Ils se traduisent par : premier, deuxième, troisième et quatrième. Quand il y a un 5ème enfant, on recommence avec Wayan… Donc quand on demande « Quel est ton prénom ? », on a une chance sur quatre de trouver le bon !


Les magnifiques rizières de Bali

 
Enfin, les balinais sont des artisans renommés : meubles en bois, statues, objets tressés, peintures, ils sont vraiment doués pour créer des objets  avec leurs mains.





Bref, voilà déjà trois semaines passées à Bali ! Tant qu’on a des choses à découvrir on y reste...

 A bientôt pour d'autres photos!

dimanche 29 avril 2012

Australie, le bilan




L’Australie, c’est fini, snif… Adieu Mrs Robinson, notre voiture juste vendue à un jeune australien qui, chose étrange et bien stupide, n’a jamais demandé à l’essayer ??!!  

Huit mois dans ce pays, huit mois pour en faire le tour complet, huit mois de paysages, de rencontres, de galères et de pur bonheur !

Demain, on quitte le pays pour s’envoler vers l’Indonésie, à l’île de Bali. On est contents d’aller voir quelque chose de nouveau pour nous qui ne sommes encore jamais allés en Asie. Mais avant, faisons un petit retour sur notre aventure australienne.










Nos plans on eu le temps d’évoluer au travers de notre voyage. Nous avions prévu de faire le tour du pays en un an, afin de le découvrir et de se décider si oui ou non on renouvellerait notre visa pour une année de plus. Ce tour du pays nous aurait permis de voir dans quel endroit on se serait établis pour la deuxième année.
Finalement, notre tour complet s’est fait en huit mois, en prenant tout le temps qu’on voulait. Au cours de notre voyage, nous avons séjourné dans quelques lieux du pays : depuis les collines de Perth, chez les familles pour qui l’on travaillait, jusque dans la campagne d’Adélaïde dans une ferme, en passant par Sydney pour trois mois de boulot, et enfin à Cairns, hébergé chez mon pote australien kayakiste.
Le reste du temps, on habitait dans notre voiture, dormions le long des plages, dans les parcs nationaux, en ville ou dans des champs. Seulement, il se trouve qu’on ne s’est jamais dit, à aucun moment, et ce malgré des lieux vraiment magnifiques, « Tiens, j’aimerai bien vivre ici pour un an de plus ».




Certains côtés de la vie ne nous correspondaient pas. Les australiens et leur manie de vivre dans un monde parfait en sont un exemple : Ah il faut marcher sur les allées, avoir son petit jardin tondu à la perfection, promener son chien (ou payer un « promeneur de chien »), dénoncer ses voisins qui rentrent après minuit chez eux, balancer ceux qui écrivent des graffitis (et recevoir jusqu’à 2500$, vive la délation !), avoir un 4/4 propre et un barbecue de compétition devant chez soi, avec des enfants qui affichent un sourire rayonnant, les dents blanches comme preuve de : « regardez, vous voila devant une famille heureuse et épanouie » …  
Puis tous les superlatifs utilisés chaque jour dans les formules de politesse : « Hi darling, you’re wonnnnnnnnnnnferful today ! », « Brilliant, you’re amaaaazing ! » sonnent faux à la longue. Cela rend les australiens très abordables au premier abord, mais on se rend vite compte qu’il est difficile de passer le cap, de créer des liens d’amitié.

Ce qui nous a agacé, disons, c’est le mode de vie américanisé, où le travail et la consommation d’idioties sont mis en premier plan. Mais nous le savions avant de partir. Nous étions venus ici pour le pays en lui-même avec ses paysages… et croyez-moi, ça, c’était dépaysant ! C’est pourquoi on a que très peu été dans les villes, préférant la tranquillité des endroits sauvages. Donc vivre ici, ce n’est pas pour nous.


  


C'est beau l'amour entre soeurs!



Mais il y a tant de choses qui nous ont plu également : ce pays est fait pour voyager en voiture. Il y a des aires partout, avec des barbecues à gaz gratuit en plein air, des douches de plage, des toilettes publiques (en très bon état, et souvent propres !), des points d’eau… Les routes sont pour une grande partie gratuites (les péages français ne nous ont pas manqué). Beaucoup d’Australiens sont fan du camping, de la vie en extérieur. On a beaucoup aimé voir à quel point les pique-niques dans les petits parcs ou au bord des plages, étaient appréciés. Aussi, il serait déplacé de ne pas parler du côté serviable des australiens qui nous a sauvé quelques fois lors de pannes ou quand nous étions totalement perdus. Une des choses incroyable de la mentalité australienne, je trouve, c’est leur côté généreux : combien de fois il nous est arrivé de nous faire inviter à dormir chez des gens qu’on ne connaissait pas, simplement parce qu’on est des voyageurs. Du style : « Venez, on a une chambre de libre chez nous, si vous voulez passer une nuit ou deux et vous doucher, y’a pas de soucis ! ». Ce n’est pas en France que ce genre de chose nous serait arrivé. 



Agathe et sa soeur Chloe

Ma famille presque au complet

Le fameux constructeur de labyrinthes en foin


Notre tour complet du pays maintenant terminé, on a décrété que celui qui dit avoir tout vu en un an en Australie n’a en réalité rien vu. On a pourtant entendu le contraire de la bouche de ces gens qui connaissent tout sur tout.
Nous ne sommes pas allés jusqu’à Ayers rock, cet immense bloc de rocher rouge au milieu du désert, plus connu sous le nom de « Uluru », ni en Tasmanie, cette île à moitié sauvage qui appartient à l’Australie. Ni dans tout un tas d’autres endroits « incontournables ». Mais nous ne voyageons pas pour cocher d’une croix tout ce qu’on a vu afin de ramener une sorte de CV de voyageur, pour dire « J’ai vu ça, et ça, et encore ça, puis je suis allé là, et là, puis encore ici… ». 


Le bon vieux vin rouge australien Shiraz


 



Par ailleurs, on a vécu en France pendant vingt trois ans et on ne connaît même pas un tiers de notre propre pays. Je veux dire par là, ça nous faisait bizarre, lorsqu’on rencontrait des australiens qui nous demandaient d’où on venait, d’entendre « Ah oui, je connais, le Mont St Michel, c’est très joli, et la cathédrale de Lille, c’est magnifique, tout comme les Alpes, et Paris…etc. ». On a rencontré près d’Adélaïde un jeune australien de vingt et un an qui voyageait seul avec sa voiture, ses surfs et une grosse barque de pêche sur le toit. Jonathan, c’était son nom, venait de Margaret river, la région du sud-ouest de l’Australie. Il nous racontait que son meilleur pote était en voyage au Canada en ce moment, qu’ils devaient voyager ensemble. Seulement, Jonathan a préféré faire le tour de son pays, ce qu’il fait depuis un an et demi maintenant, parce qu’il veut le connaître avant de découvrir le reste du monde. Ce principe nous a beaucoup plu. 


Agathe, sa soeur Flavie et son copain breton Lomig



Après tout, c’est vrai, on part à l’autre bout du monde faire le tour d’un pays immense, alors qu’on a rarement vu autre chose que notre petit département… C’est pourquoi, avant de partir faire le prochain visa au Canada, on a bien envie de se faire un petit tour de France, par étapes, afin de connaître un peu mieux les contrées lointaines du nord. Si le courage nous en dit, on passera la frontière nord/sud au-delà de Toulouse, pour aller visiter la capitale, et pourquoi pas pousser jusqu’aux terres inconnues qui bordent la Belgique ? La Bretagne, l’Ardèche, la Méditerranée, les Alpes… sont maintenant les régions qui nous font rêver, autant que de retrouver un bon fromage de chèvre, du pâté, du saucisson et du pain frais et croustillant !
 

Lomig, Moi, Julia et Alex nos colocs, et Agathe

Mon frere Arthur et ma soeur Zoe

« Ah les chauvins ! » direz-vous sans doute… Qu’importe, on est très heureux d’avoir passé ces huit derniers mois à rouler autour de l’Australie, on en ramène de très beaux souvenirs. Et n’allez pas croire qu’on a maintenant envie de se sédentariser : « Rester, c’est exister : mais voyager, c’est vivre », disait le chansonnier Gustave Nadaud. Notre voyage et les rencontres qu’on a faites nous donnent envie de partir ailleurs. Ce blog n’a jamais été conçu uniquement pour l’Australie, bien au contraire, mais aussi pour tout ce qu’il nous reste à découvrir, l’an prochain ou dans deux ans, quand les bourses seront un peu plus pleines. A ce moment là, les deux oiseaux migrateurs que nous sommes s’embarqueront dans une nouvelle aventure ! Mais avant, allons voir un peu comment ça se passe du côté de l’Indonésie…



A très bientôt !